Tout serait allé plus vite !

Il y a déjà quelques mois, des étudiants décidaient de protester contre un nouveau Contrat censé facilité l'embauche des jeunes et ainsi réduire le chômage. La protestation a vu le jour sous forme de grandes manifestations où malheureusement quelques casseurs ont semé le trouble brisant des vitrines et des biens publiques ou privés.
Bref, il a fallu plus de deux mois et demi pour qu'enfin les messages de mécontentement soient entendus par le Président et son Premier Ministre et que les personnes mobilisés (étudiants, salariés et syndicalistes) aient un semblant de victoire par le remplacement du CPE.
Et si tout était allé beaucoup plus vite ?

Imaginons :
16 janvier 2006. Le Premier Ministre annonce la création du CPE. Et dès lors c'est le branle-bas de combat. Au lieu d'appeler à manifester, le président de l'UNEF, fin stratège, appelle à une grève de la faim illimitée des étudiants jusqu'au retrait pur et simple du CPE.
Les étudiants suivent l'appel et bien vite, au lieu d'emmerder les pauvres salariés qui veulent se rendre à leur boulot, décident de ne plus s'alimenter en continuant cependant d'aller en cours.
Au bout du troisième jour, c'est près d'un million d'étudiants qui ont cessé de manger puis tous les syndicats font de même et près de 3 millions de personnes cessent de s'alimenter en continuant à aller au boulot comme si de rien n'était.
Une semaine plus tard, beaucoup de fonctionnaires ont rejoint le mouvement.
La crise commence alors à se faire ressentir. Silencieusement. Insidieusement.
Les restaurants Universitaires, les MacDo et autres vendeurs alimentaires commencent à faire la gueule car leur fréquentation est en chute libre. Les grands patrons commencent à faire pression pour que ça s'arrête.
Au bout de 15 jours, c'est 15 millions de Français qui ont arrêté de manger. L'agro-alimentaire commence à criser. Le blé ne se vend plus car la consommation de blé, de pâtes est en forte baisse. Les agriculteurs commencent sérieusement à être dans la merde. Ils commencent à manifester leur mécontentement en faisant une grève de la faim.
Les premiers malaises ont lieu en plein cours dans les universités. Les étudiants, affaiblis, commencent à tomber comme des mouches et sont bientôt suivis par les premiers salariés. Les hôpitaux se retrouvent vite débordés. On s'aperçoit qu'il manque un grand nombre de lits et que le personnel n'est pas assez nombreux. Des carambolages gigantesques ont lieu sur les autoroutes à cause de chauffeurs trop faibles dont les réflexes sont amoindris. Les premiers morts sont décomptés.
L'urgence est là. La France est en situation de crise. Pour sauver des vies, le Premier Ministre retire le CPE. Il s'est écoulé un petit peu plus d'un mois depuis le début de la crise.


Si ça marche pour un homme, pourquoi ça ne marcherait pas pour quelques millions ? Ne serait-ce pas un formidable élan de solidarité qu'un pays entier s'arrête de manger pour se faire entendre ?

Euh...

Un élan de quoi ?

# Posté le vendredi 14 avril 2006 07:23

Un vers, ça va - Vingt vers, bonjour les dégâts !

On peut croire que c'est simple de tourner la page
Je suis là, près des champs; il est loin, près des plages.
Une grande partie du temps, un écran nous reliait,
Montrant des mots d'amour tapés sur un clavier.

Ces mots tendres, ses "je t'aime", il ne les pensait pas
Il a joué l'amoureux, mêm' jusque dans mes bras.
Je n'ai rien vu venir avant qu'il ne m'avoue :
"Je ne t'aime plus, c'est comme ça, un point c'est tout."

Mon manège à moi, je l'sais, c'était lui
Moi, je n'ai pas vu son manège à lui.
Il est venu me dire qu'il s'en allait
Et qu'mes larmes n'y pourraient rien changer.

C'est encore dur le soir de dormir sans sa voix
C'est toujours difficile de penser "Il t'aime pas"
Mais comme disait le chanteur : "Avec le temps, va..."
Donc, j'attends le jour où les larmes ne couleront pas.

Mais si un Apollon voulait croiser ma route
Je ne serai pas contre un ou deux coups d'biroutes...
Ben quoi ? C'est pas parce que j'ai perdu un amour
Qu'il faut aussi que j'envoie balader l'humour...

Hum ! Hum !

# Posté le jeudi 13 avril 2006 04:48

Qui qui trinque ?

Encore une fois, faisons appel à notre imagination...

C'est aujourd'hui l'anniversaire de votre petite dernière alors, pour fêter ses 8 ans, vous emmenez toute la petite famille au restaurant.
Vous entrez, vous vous présentez et l'on vous conduit à la table pour 5 que vous aviez réservée.
Chacun retire son manteau, s'assoit et une jolie serveuse vous amène la carte.

A l'autre bout du restaurant, Michel et Denis viennent eux-aussi de s'asseoir à une table et vont bientôt choisir leur menu. Mais auparavant, Michel commande un apéritif, un kir. Quelques minutes plus tard, une horde de serveurs sort en trombe de la cuisine. Ils portent tous un plateau sur lequel reposent une petite dizaine de verre de kir. La serveuse arrive à la table de Michel : "Tenez, votre kir". Puis à Denis : "Le vôtre". Denis est surpris mais pour suivre son ami, il accepte le verre.

Un serveur arrive à votre hauteur. Il commence à déposer une verre de kir à chaque personne autour de votre table. Guillaume, votre aîné de 16 ans, est trop content. Valentine, 12 ans, en fauteuil roulant, tire une tête de 15 mètres de long et Elise, de qui c'est l'anniversaire, s'interroge.
Vous - Pardon, mais nous n'avons pas commandé d'apéritif.
Le serveur - Ah, c'est obligatoire monsieur. Le client là-bas, a commandé un kir, alors tous les clients sont obligés de boire un kir, c'est la loi.
Vous - Pardon ?
Le serveur - Oui, c'est comme ça. Si un client boit, tous le monde boit.
Vous - Mais, c'est impossible !
Le serveur - Il fallait réserver votre table dans le coin non buveur, à l'étage !
Vous - Mais vous voyez bien que ma fille est en fauteuil roulant, on ne peut pas aller à l'étage !
Le serveur - C'est de ma faute à moi, si elle est en fauteuil ?
Vous - Mais vous êtes con ou quoi ? Il est hors de question que nous buvions ce kir.
Le serveur - Vous n'allez pas avoir le choix, je suis navré.
Guillaume - Laisse papa, c'est pas grave.
Vous - T'occupes, fils. Vous ne boirez pas ce verre de kir. Et qui paye ?
Le serveur - C'est le type qui a commandé. Il paie son verre. Le reste est gracieusement offert par les producteurs de vin blanc et de crème de cassis.
Vous - Nous ne boirons pas.
Le serveur - Quoi ? ne me dites pas que vous ne buvez jamais d'alcool.
Vous - Moi, si mais mes enfants, non ! Et je n'aime pas qu'on m'y oblige.
Le serveur - Alors vous devez sortir de ce restaurant.
Vous - Quoi ? Mais non !
Le serveur - Bien.
Le serveur lève le bras en l'air. Immédiatement, cinq serveurs rappliquent et se placent derrière chaque personne de la table.
L'un se présente donc derrière la petite Elise. Il lui prend assez violemment une mèche de cheveux et lui tire la tête en arrière. De l'autre main, il saisit le verre de kir poser sur la table et rapidement, il le présente aux lèvres de la petite, qui ne semble pas comprendre ce qui lui arrive. Elle ouvre la bouche pour exprimer sa douleur mais le serveur a juste le temps de faire couler le chaud liquide rosâtre dans sa gorge, sans faire attention que quelques gouttes de kir ont atteint son nez et même ses yeux.
Chacun des enfants a subit le même sort. Elise se met à tousser.
Elise - Ah ! Papa ! Ça pique ma gorge !
Guillaume - Ouah, c'est trop bon ! je peux en avoir encore un verre ?
Valentine - Ouais... Bof... J'aime pas trop.
Le serveur qui était placé derrière votre femme lui tire la tête en arrière.
Votre femme - non, s'il vous plaît, pas moi ! J'ai arrêté de boire il y a 6 mois !
Le serveur - désolé, madame, pas le choix !
Votre femme - Non, s'il vous...
Le serveur verse le contenu du verre de kir dans la bouche et les narines de votre femme, qui, dans les secondes qui suivent, se précipitent aux toilettes pour aller vomir.
Le garçon qui était derrière vous, vous attrape par les cheveux (enfin ce qu'il en reste), vous renverse la tête en arrière mais vous résistez, vous fermez la bouche, serrez les dents. Peu importe, le serveur vous renverse le verre dans les narines, dans les yeux et vous en fait couler également sur vos vêtements qui, évidemment, sentiront cette forte et désagréable odeur de kir froid.
Le serveur - Voilà. Vous prendrez un apéritif ?
Pas de réponse de vous qui êtes en train de vous remettre, vos yeux pleurent, votre nez vous pique. Le serveur s'en va.

Pendant ce temps, à une table éloignée, Gisèle, qui comme tous les clients du restaurant vient de prendre son verre de kir, entame son Tartare de saumon. La serveuse amène alors la bouteille de Pineau des Charente que Gisèle a commandé. Au même moment, une horde de serveurs déboule de la cuisine avec sur leur plateau des bouteilles de Pineau des Charente. L'un d'eux se présente à votre table, vous le regardez d'un air ahuri.
Le serveur - Ah oui, c'est la règle : pour le plaisir de quelques uns, tout le monde trinque.
Il renverse en arrière la tête de la petite Elise...


Pas crédible ?

Je recommence.

C'est aujourd'hui l'anniversaire de votre petite dernière (...).
(...) on vous conduit à la table pour 5 que vous aviez réservée.
(...)
A l'autre bout du restaurant, Michel et Denis viennent eux-aussi de s'asseoir (...) Michel allume alors sa cigarette...

# Posté le mercredi 12 avril 2006 04:24

Vénus, traitresse !

C'est aujourd'hui que la sonde européenne Venus Express doit se mettre sur orbite autour de Vénus.

Vénus...

La s½ur jumelle de la Terre, paraît-il. Tu parles ! Une saleté, oui !

Il suffit de la regarder briller dans le ciel...

L'astre le plus brillant après le Soleil et la Lune. L'Etoile du Berger. Elle aura bien réussi à trompé son monde celle-là ! Celle qu'on a appelé l'Etoile du Berger n'a rien d'une étoile puisque c'est une planète ! Cette salope se contente juste de refléter la lumière du Soleil grâce à son atmosphère et à sa proximité avec l'astre solaire, et pendant des siècles, elle a voulu faire croire que c'était elle qui brillait de mille feux, tout ça pour attirer les regards !

Et La Belle se donne les meilleures apparences. Non contente de piquer la lumière du Soleil, elle se donne aussi des allures de Terre, puisque sa taille et sa masse sont comparables à notre Planète, la seule qui dans le système solaire ait vu apparaître la vie (du moins jusqu'à preuve du contraire). Alors, on se prend à rêver d'une Vénus accueillante, confortable, une petite planète où il ferait bon vivre...
Eh bien non ! Encore une fois, Vénus est une manipulatrice, une menteuse ! Que quelqu'un ose s'approcher de son sol et il va vite comprendre que cette belle planète qui scintille dans le coucher du Soleil, est un véritable enfer ! Vénus réchaufferait le c½ur des amoureux qui la regardent allongés sur une plage du Sud ? Oui, avec ces 460°C de température au sol, elle cramerait rapidement le c½ur des plus vaillants.
Vénus est étouffante, toxique avec son atmosphère composée en grande partie de dioxyde de carbone et elle vous met une pression insupportable (96 fois plus élevée que celle de la Terre).
Vénus serait capable de vous ronger, de vous grignoter petit à petit à cause de l'acide sulfurique que contient la couche supérieure de son atmosphère.


Bref, Vénus est belle... de loin...
C'est un Enfer quand on y est...
SALOPE !

Mais... Vénus, c'était pas aussi le nom d'une Déesse ?
Vénus, traitresse !

# Posté le mardi 11 avril 2006 04:25

MEMENTO

Surtout ne pas oublier...

... de tenir compte de l'avis de mes amis.

... d'écouter les petits oiseaux chanter, ce matin.

... de rire avec mes collègues.

... de ne pas attendre de textos de lui.

... de manger avec appétit.

... de mettre la vie privée de côté face à mes élèves.

... de garder mon petit air enjoué.

... de ne pas envoyer balader un parent trop chiant.

... de ne pas envoyer de texto en rentrant du boulot pour dire que je suis rentré... du boulot.

... de ne pas attendre sa voix quand je serai au lit.

... de m'endormir sans penser à lui.

... d'oublier.

# Posté le lundi 10 avril 2006 08:28