Revendication

Encore une fois, aujourd'hui, des millions de Français se retrouvent dans la rue (selon les syndicats), et les sondages laissent penser que tous les Français (plus de 80 % d'entre eux en tout cas) désavouent le CPE. Bref, tout le monde est contre mais c'est une habitude, le Français a la particularité d'être contre.
Le mot d'ordre est : "Faut faire changer cette putain de société qui nous met dans la rue, qui nous précarise !"... Oui, le Français et le jeune veut que ça change, mais pas trop quand même.
Le jeune Français sait ce qu'il veut (sans évidemment savoir comment l'obtenir ni comment le mettre en place sans faire preuve d'une utopie désespérante) mais surtout il sait ce qu'il ne veut pas : Pas de chômage, pas de PRECARITE !!!!!

Voilà, pour la première fois, la liste des revendications (sous forme de loi) du jeune français qui rêve d'une société meilleure et que s'il ne l'a pas, il va tout péter :

Naissance et enfance
Article 1 : Chaque jeune a l'obligation de naître dans une famille aisée où l'argent coule à flot et ce de manière permanente.
Article 2 : Il est recommandé aux femmes en situation précaire d'avorter et ce jusqu'à 8 mois et demi de grossesse.
Article 3 : L'entourage du jeune (parents et amis) a l'obligation de rester en vie jusqu'à ce que le jeune ait fini ses études et ait trouvé un emploi stable, et ce pour éviter toute précarité psychologique du jeune.

Scolarité
Article 4-1 : Il est interdit au professeur des écoles d'attribuer des notes (pour éviter tout classement entre individus), de mettre des appréciations de type "Bien", "Très Bien", "tu as mal appris ta leçon" (pour éviter tout jugement de valeur), de corriger à l'encre rouge (jugée trop traumatisante).
Article 4-2 : Le professeur des écoles à l'interdiction d'interdire.
Article 4-3 : Le jeune enfant à le libre choix d'exprimer ses opinions et ses avis en gueulant, en cassant ou en agressant. L'Etat, lui, a obligation de réparer les dégâts.
Article 4-4 : Le redoublement est interdit et jugé comme une situation précaire du jeune enfant.
Article 5 : Les diplômes seront obligatoirement obtenus haut la main. La note minimum obligatoire étant de 12 pour toutes les matières.
Article 6 : Les universités déboucheront obligatoirement sur un emploi sûr et déterminé dès l'entrée en Première Année.

Sexualité et vie privée
Article 7-1 : A son entrée au collège, le jeune enfant de 11 ans doit obligatoirement choisir sa sexualité. Et ce pour éviter toute précarité sexuelle durant son adolescence.
Article 7-2 : On autorisera l'homosexualité ou l'hétérosexualité mais il sera formellement interdit de choisir la bisexualité, jugée trop précaire.
Article 7-3 : Le SIDA est considéré hors-la-loi au même titre que d'autres MST
Article 8 : Il est interdit de divorcer. Cette situation entraînant une trop grande précarité.
Article 9 : Les loisirs seront accessibles gratuitement : téléchargement autorisé pour musique et film, entrée de discothèque gratuite..
Article 10 : La consommation de drogue et d'alcool est autorisée à tout moment et en tout lieu.

Vie professionnelle
Article 11-1 : Chaque jeune devra se voir attribuer, à la sortie de ses études, un CDE (Contrat à Durée Eternelle) dans l'entreprise de son choix.
Article 11-2 : Le jeune salarié en CDE peut partir quand il le souhaite de son entreprise mais doit obligatoirement être réembaucher dans le mois suivant son départ, dans une entreprise de son choix et uniquement avec un autre CDE.
Article 11-3 : Il est interdit aux patrons d'entreprise de licencier le jeune pour quelque motif que ce soit.
Article 11-4 : C'est le jeune et uniquement le jeune qui fixera son salaire mensuel (d'un montant obligatoirement minimum de 1800 euros par mois). Le patron devant uniquement se contenter d'acquiescer.
Article 12 : L'âge de la retraite est fixé à 50 ans.
Article 13 : A son entrée en retraite, le jeune retraité percevra son salaire pendant encore 15 ans. Et jusqu'à sa mort, il touchera 90 % de son salaire.

Fin de vie
Article 14 : La vieillesse entraînant une précarité de la mémoire, des facultés physiques et intellectuelle, il est formellement interdit de vieillir.
Article 15 : Il est fortement conseillé de ne pas mourir.

# Posté le mardi 04 avril 2006 07:06

Un peu de lecture !

Un peu de lecture !
Imagine :

Tu es en plein repas de famille. Tonton Barnabé parle fort comme d'habitude, puisque monsieur à tout vu, tout lu, tout entendu. Il fait chier ce Barnabé, cette espèce de grande gueule que personne n'arrive à coller. Qui lui posera un jour cette question qui lui clouera le bec ?

TOI.

Pourquoi ?
Parce que tu as acheté les Miscellanées de Mr Schoot.

Alors voilà tonton Barnabé...
- Est-ce que tu connais le nom du cheval de Napoléon ?
- Est-ce que tu connais le poids exact d'une pièce de 50c d'euro ?
- Qui est le saint-Patron des ivrognes ?
- Comment on appelle la peur d'être chatouillé avec une plume ?
- La recette du Seabreeze ?
- Comment Hitchcock apparaît-il dans Le crime était presque parfait ?
- Quelle est la capitale de la Micronésie ?
- Comment appelle-t-on un polygone à 1 000 côtés ?
- Qui a gagné l'Eurovision en 2002 ?


Bref, là, vous pensez que vous l'avez vraiment collé.

Et ben, c'est raté parce que si tonton Barnabé répond dans l'ordre :

Marengo - 7,80 g - Saint Urbain - la ptéronophobie - 2 vol. de vodka, 3 vol. de jus de canneberges ou d'airelles, 2 vol. de jus de pamplemousse et une tranche de citron vert - il figure parmi les anciens élèves sur la photo souvenir accrochée au mur de chez Tom Wendice - Palikir - un chiliagone - la Lettonie avec Maria N. qui chantait I Wanna

c'est que cet empafé a certainement déjà ingurgité toutes les infos qui figurent dans les Miscellanées de Mr Schott.

Vous ne le collerez donc pas en lui demandant la siginification des différentes couleurs d'éclairages de l'Empire State Building à New York, ni en l'interrogeant sur les 100 premières décimales du nombre Pi ou sur les anniversaires de mariage, et encore moins en lui parlant des axiomes et des postulats d'Euclide ou de l'argot bruxellois.

Bref, tonton Barnabé sait déjà tout ça et plein d'autres choses encore comme la liste des pièces de Shakespeare, la hiérarchie militaire ou les symboles d'entretien du linge, sans parler de la liste des pays où l'on conduit à gauche ou la liste précise des ingrédients du Big Mac...

Tonton Barnabé est donc un bel enfoiré puisqu'il vous a grillé le privilège d'étaler le peu de connaissances absolument inutiles et donc tellement indispensables que vous avez permis d'apprendre les Miscellanées de Mr Schott.

C'est un petit bouquin de 160 pages que j'adore. On y trouve tout ou presque, voire même rien...
Voilà, c'est ça, une "collection unique de petits riens... essentiels".

(Les Miscellanées de Mr Schoot, de Ben Schott, Ed. Allia - 15 euros)
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# Posté le lundi 03 avril 2006 15:09

LA FAUTE

Pardonne-moi ! C'est tout ce que j'ai envie de dire ou d'écrire ce matin. Mais MERDE ! Je suis grand, je fais ce que je veux de ma vie !
J'explique...

Hier soir, je commenais à regarder els enfant ,s de la Télé (après avoir pousser mon coup de gueule contre Julliard) quand je reçois le coup de fil inopiné d'une amie, ex-collègue de l'IUFM. Elle et quelques amis communs se faisaient une sortie en boîte et ils souhaitaient ma présence.
A l'origine les boîtes, c'est pas du tout mon truc, mais comme j'étais tout seul, que mon chéri, de son côté, était sorti avec une amie à lui, il n'a pas fallu qu'elle insiste beaucoup pour que je cède.

A 23h00 donc, Fanny et deux amis à elle venaient me chercher, direction la Boîte où nous rejoignons d'autres connaissances.

Je sais que je n'aurai pas du accepter. Mais le mal est fait.

Arrivé dans la Boîte, j'ai donc retrouver quelques personnes que je n'avais pas vu depuis un bon moment et parmi elle Gaëtan, un garçon de 27 ans, instit' lui aussi, avec qui je passais pas mal de temps à l'IUFM. Jamais je ne lui ai parlé du fait que j'étais homo et de sa vie à l'époque, je savais qu'il avait une copine que j'avais vu quelques fois en allant chez lui.
Hier soir, je me suis lâché. Lui n'étant pas un grand fan du dance floor et moi non plus, nous avons commencé à papoter sur la banquette, du boulot d'abord, de nos classes, de nos élèves puis je m'étonnais de l'absence de sa copine. Normal, il n'était plus avec.
Lui - Et toi ? Toujours pas de copine ?
Moi - Euh, non... ça risque pas !
Lui - Pourquoi ?
Moi - Parce que... j'ai plutôt un copain.
Lui - Ah ? (une seconde) Putain, depuis le temps qu'on attendait que tu nous le dises ! Les autres le savent ? (ils désignent ceux qui dansent)
Moi - Non.
Lui - Tu vas leur dire ?
Moi - Je crois pas que ce soit utile.
Lui - Alors pourquoi tu me le dis à moi ?
Moi - Parce que... comme ça... Je sais pas... j'avais envie. On s'entendait super bien alors...
Lui - Ben, on s'entend toujours super bien, non ?
Moi - Ouais, mais on a perdu le contact ! (je veux changer de sujet) Et toi alors, tu es venu ici pour faire du repérage ? Pour chasser le demoiselle ?
Lui - Non, pas trop ! Pour l'instant, je fais une pause, j'en ai un peu marre des nanas ! Break !
Moi - Prends-toi un mec !
Je ne savais pas vraiment en disant cette phrase et en éclatant de rire, les conséquences de ces malheureux petits mots !
Lui - Pourquoi pas !
Moi - Non, je rigole ! Mais t'inquiète tu vas la trouver la femme de ta vie !
Lui - Mais moi, je rigole pas ! Je me dis qu'après tout, rien ne m'oblige à être avec une fille...
Moi - Sérieux ? Tu as déjà pensé aux mecs ?
Lui - ...
Il ne me répond pas mais me regarde fixement. c'est à ce moment que j'ai ressenti de la gêne.
Lui - Tu m'as dit que t'avais un copain ? Vous vivez ensemble ?
Moi - Non, il est en Bretagne !
Lui - Ah ouais, c'est chaud ça ! Vous vous voyez souvent ?
Moi - Aux vacances...
Lui - Tu pouvais pas trouver plus près ?
Moi - On choisit pas !
Lui - Si quand même un peu... (un temps) Ca se passe comment avec un mec ?
Moi - C'est à dire ?
Lui - Ben, je sais pas, les sentiments, le cul... tu t'en es aperçu comment ?
Moi - Oh la c'est long à raconter ! Mais ça se passe bien ! (sourire de ma part)
Lui - Ca t'a pas fait bizarre de... enfin je veux dire la première fois !
Moi - Pas vraiment, c'était naturel ! Comme toi avec une fille, quoi !
Lui - Mais même la première fois où t'embrasse un mec, ça doit être chaud, non ?
Moi - C'est trop bien !
Et là, je n'ai plus rien contrôlé. Gaëtan s'est rapproché de moi et sans vraiment que j'ai le temps de faire quoique ce soit, il a posé sa bouche sur la mienne. Rapidement. Pas de réaction de ma part. Rien.
Lui - Ca doit être encore mieux avec la langue, non ?
Il s'est approché de moi en me regardant. Qu'attendait-il ? Que je le repousse ? Mais putain de bordel pourquoi ne l'ai-je pas repoussé ? Gaëtan est beau mec, gentil... J'ai laissé faire. Il m'a embrassé. On s'est embrassé dans la pénombre de la boîte. Et puis au bout de quelques secondes de ce baiser langoureux, j'ai réagit. "Putain, je peux pas faire ça !"
Lui - pourquoi ?
Moi - Et Mathieu !
Lui - Il est loin ton mec ! Et puis il est pas obligé de le savoir !
Moi - Mais ça rime à rien ce que je fais là, merde !
Lui - Si tu l'as fait c'est que tu en avais envie. Dis, tu as eu envie de moi quand on était à l'IUFM ?
Je ne réponds pas, la réponse est trop effrayante à ce moment -là.
Lui - Ca veut dire oui ?
Moi - Non, écoute, j'ai un copain, je...

Je n'ai pas pu continuer, il a pris ma tête dans ses mains et il m'a embrassé à nouveau. Je n'ai rien fait pour le repousser. Et merde, maintenant je suis foutu alors... Gaëtan et moi sommes sortis de la boîte. On est allé dans sa voiture. certes, nous n'avons fait que nous embrasser, en accompagnant cela de quelques caresses en peu poussées mais rien de plus.
Puis, j'ai dit stop quand il a voulu glisser sa main dans mon jean. je suis sorti de la voiture en m'excusant. M'excuser de quoi ? De ce que j'étais en train de ressentir physiquement pour ce mec, que, oui, j'avais vraiment désiré à une époque où j'assumais pas ce que j'étais et qui maintenant semblait vouloir s'offrir à moi ? C'était le gros bordel dans ma tête.

Je me suis mis dans un coin. Pas bien. Ca a été plus fort que moi. J'envoie un texto à Mathieu. il était 2h15, je me doutais bien qu'il devait dormir mais bizarrement, il me répond. je lui envoie un autre texto : "demain, il faut que je te parle."
Il a du sentir que quelque chose ne tournait pas rond. C'est lui qui a appelé. j'ai laissé sonner le téléphone san répondre. Puis il a retenté une deuxième fois et là, j'ai décroché.

Violent.

Je n'ai pas attendu très longtemps avant de lui cracher à la figure ce que je venais de faire, je ne pouvais pas garder ça pour moi. Je lui avoue mon remord, mon amertume...
Mathieu ne répond pas tout de suite. Il me dit "Et nous deux alors ? Qu'est-ce que ça devient ?"
Quoi ? Juste pour ça, il remet en cause "nous deux" ? Alors là, comme le plus gros des connards, je m'emporte, je suis tellement en rage contre moi, que c'est sur lui que je décharge ma haine... "Je suis grand, j'ai fais une connerie, je le sais, mais ça ne doit pas remettre en cause et blablabla..."
Mathieu avoue qu'il ne me comprend pas. Alors, je charge la mule "Quoi ? tu comprends pas que tu es loin ? Que c'est dur pour moi ? Que j'ai des besoin ! Putain !" Et là, la phrase de trop est tombé comme un couperet : "Oui, j'avais envie de lui faire l'amour à ce gars et alors ? ça empêche pas que c'est toi que j'aime !"
Mathieu a raccroché. De rage, j'ai balancé mon téléphone. Je suis resté dehors jusqu'à ce que tout le monde sorte. Il faisait froid. Vaness' m'a ramené à la maison, j'ai caché tant bien que mal ce que j'éprouvais.
Je ne sais pas ce que j'éprouve.
j'ai envoyé des textos à Mathieu, pas de réponse. Ce matin, en me levant et toute la matinée, pas de réponse.

Un seul texto reçu ce matin, à 11h47. Un SMS de Gaëtan : "On peut se revoir ?"
Je n'ai pas encore répondu.
Je ne sais pas quoi répondre.
Je suis paumé de chez paumé. Jamais ce genre de chose n'aurait du arriver à un type comme moi !

Cher lecteur, toi qui es probablement observateur, relis le texte et tu auras la réponse à la question qui te taraude... Sache, cependant que Mathieu était plus qu'au courant puisque c'est ensemble que nous avons mis au point l'histoire... Lui devait faire entrée corroborant mon histoire sur son blog mais il n'en a pas eu le temps... Mon chéri, je t'aime... Et ce Gaëtan n'a, évidemment, jamais... oups... j'allais tout avoué ! lol

# Posté le samedi 01 avril 2006 05:26

Modifié le lundi 03 avril 2006 07:03

Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !!!!!!!!!

Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !!!!!!!!!
C'est étrange ce sentiment.

Pourquoi un profond sentiment d'antipathie naît en moi à la vue de ce mec ? Et même à l'écoute de ce type !
Bruno Julliard. Président de l'UNEF, Union National des Etudiants de France.

Ce petit bonhomme s'autorise depuis plusieurs jours à parler aux noms des "jeunes" et ça commence à me révulser ! Je viens encore de l'entendre réagir à l'intervention présidentielle et là, c'ets la goutte d'eau de pisse qui fait déborder le pot de chambre ! Et "je crois que les jeunes..." et "les jeunes" par-ci et les "jeunes" par-là ! MERDE ! Qui est ce type qui se prend pour l'idole des jeunes ?

Quand le représentant du syndicat des Bouchers parlera au nom des Plombiers ou quand le Président de la FIFA parlera au nom de tous les sportifs ou quand le Président du Club des Cheveux d'Argent de Trifouillis sur Galinette s'exprimera au nom de tous les + de 65 ans, ce Bruno Julliard pourra peut-être alors se permettre de considérer que son statut de Président d'un syndicat étudiant l'autorise à s'exprimer au nom des jeunes de France. C'est presque de l'usurpation ! Ce type m'énerve.

Personnellement, j'ai déjà du mal à ce qu'un prof de lycée vienne se permettre de parler en mon nom alors qu'il ne connaît pas les programmes du Primaire et qu'il a jamais été confronté à avoir une classe entière pendant un an, toute la journée (bref, qu'il ne connaît pas vraiment mon boulot), je sais pas comment tous les "jeunes" supportent qu'un syndicaliste un poil politisé se prétende être leur représentant.

Bon, c'était mon coup de gueule. Je me calme.

# Posté le vendredi 31 mars 2006 14:11

Flash Syndical

Flash Syndical
Voilà ce que nous avons reçu (le texte qui suit, pas le dessin !) à l'école pour nous inciter, moi et mes collègues, à faire grève. Ce texte est envoyé par le syndicat et est destiné à être distribué aux parents si nous décidons de faire grève. Je ne peux pas m'empêcher de commenter, non sans une certaine mauvaise foi, aux yeux de certains, que j'affectionne tout particulièrement (lol).

DÉCLARATION DES ORGANISATIONS SYNDICALES
CGT - CFDT - FO - CFTC - CFE-CGC - UNSA - FSU - UNL

Jusqu'au retrait du CPE, contre la précarité,
poursuivons et amplifions la mobilisation !

Le Gouvernement porte l'entière responsabilité du conflit social majeur (rappellons que dans un conflit il y a toujours deux partis qui s'affrontent, en l'occurrence qui est responsable ? Celui qui fait voter une loi, approuvée par le Conseil Constitutionnel, et votée par le Parlement ou celui qui pousse à l'entrée dans le conflit, donc le Syndicat ? Je sais, c'est d'une incroyable mauvaise foi, mais j'aime tellement ça ! lol) d'une intensité que notre pays n'a pas connue depuis bien longtemps (Ah, ça t'excite ça, hein, petit syndicat ! Tu es toujours bien fier de faire descendre un max de monde dans la rue ! T'as l'impression que ça te donne tellement de pouvoir ! Encore de la mauvaise foi ? J'assume ! lol). Il n'a pas voulu entendre les analyses et propositions des organisations syndicales (propositions ? quelles propositions ? on nous a parlé de propositions des syndicats ? Ici, les syndicats ne proposent pas, ils s'opposent, nuance ! lol) pour endiguer la précarité qui mine la société française depuis des dizaines d'années (oh la jolie phrase, ce serait pas ce qu'on appelle un lieu commun, voire même un cliché, ça ? C'est bien, ça force la dramatisation !).
Plus d'un million de personnes défilaient déjà dans les rues le 4 octobre après l'instauration du CNE par ordonnance durant l'été (C'est tellement vrai que plus personne n'en parle de ce CNE, dis donc !).
En novembre, le pays est placé en état d'urgence pour faire face aux tensions dans les quartiers, victimes plus qu'ailleurs du chômage et de l'exclusion (Oui, et alors, c'est quoi le rapport avec le CPE ?).
Pour autant (pour autant ? oh le bel exemple de manipulation mentale ! Ça c'est fortiche ! Utiliser un connecteur de mise en opposition pour faire le lien entre les incidents de novembre et le CPE, c'est limite crado, ça !) le premier ministre persiste et signe le passage en force du Contrat Première Embauche (le vote d'une loi au Parlement n'est pas un passage en force, couillon, c'est un procédé démocratique ! Contrairement à une AG d'étudiants, je te le rappelle, petit syndicat !)
L'intransigeance qui a marqué le discours gouvernemental des derniers jours n'a fait qu'accroître les tensions (Qui ne veut pas transiger ? J'ai pas bien compris, là ? C'est l'hôpital qui se fout de la charité ?).
Avec près de 3 millions de manifestants dans les rues le 28 mars (oui enfin, un million selon la Police, évidemment), la mobilisation massive de salariés en grève a été à l'origine d'arrêts de production dans plusieurs entreprises et confirme un profond mécontentement des salariés, déterminés à riposter au recul social. Il est impensable que le Premier ministre reste arc-bouté sur sa position (Je suis pas d'accord, ça peut être sexy d'être arc-bouté sur sa position). Pour l'ensemble des organisations syndicales de salariés et lycéennes, il n'y a qu'une seule issue (laisser passer le CPE pour voir ce que ça donne et si vraiment on n'est pas content, utiliser le pouvoir des urnes dans 13 mois.. Ah non, c'est vrai, le but c'est de gueuler dans la rue, pardon ! lol), c'est le retrait de cette réforme et la prise en compte des revendications (euh... quelle revendications ? Du travail pour tous, un salaire honnête, une jolie femme, des enfants intelligents... ?).
Les organisations syndicales de salariés, lycéennes (et les chômeurs ? Ils sont où les chômeurs ?) réaffirment leur détermination. Elles rejettent toute généralisation de la précarité (oui, c'est pas bien la guerre, c'est pas bien d'être pauvre et les patrons c'est tous des méchants cons qui vont te virer au bout de deux ans, na !) et réaffirment leur attachement au seul vrai contrat de travail : le contrat à durée indéterminée (comme le CPE, quoi... y'a que la période d'essai qui change), ainsi qu'au maintien et au respect du code du travail (un jour, il va falloir lui faire quelque chose à ce code du travail, on veut tout changer, mais pas le code du travail, y'a pas comme un problème ?).
Les organisations syndicales CGT – CFDT – FO – CFTC – CFE/CGC - UNSA – FSU, l'organisation syndicale lycéenne appellent l'ensemble des jeunes (jeunes ? c'est jusqu'à quel âge ?) et des salariés (et pas des chômeurs ? C'est quand même bizarre ça, non ?) à une nouvelle journée de grèves interprofessionnelles et de manifestations le mardi 4 Avril 2006.

C'est décidé, mes collègues et moi, ne ferons pas grève.

# Posté le vendredi 31 mars 2006 08:16